Initié par les équipes de recherche de l'Université de Nantes et du CHU de Nantes et soutenu par la communauté des Makers, les premiers jalons du projet « MakAir » ont été posés à l’annonce du confinement, le 16 mars 2020. Composée à l’origine de 12 passionnés, l’équipe n’a cessé de s’étoffer pour compter aujourd’hui plus de 250 membres.

Tous ont travaillé sans relâche à l’élaboration d’un prototype de respirateur artificiel nommé « MakAir » pour pallier au manque éventuel d’appareils d’assistance respiratoire dans les hôpitaux dans le cadre de l’épidémie de coronavirus. Le MakAir est un dispositif médical de classe IIb qui respecte les exigences essentielles de la directive européenne du dispositif médical 93/42/CEE. Il est destiné en priorité aux “personnes atteintes de COVID-19, nécessitant une assistance respiratoire, et où les respirateurs marqués CE ne sont pas disponibles”.

Accompagné par la Fondation de l’Université de Nantes, les dons collectés ont contribué aux besoins de l'équipe pour l’achat des matières premières et des composants électroniques nécessaires à la fabrication du prototype. Depuis le 09 juin dernier, l’ANSM a délivré son accord pour démarrer les essais cliniques du MakAir. Les travaux de recherche sont désormais accessibles en open source pour permettre au plus grand nombre d’en bénéficier.

Les étapes clés du projet

  • Le 26 mars, une fois les premières phases de prototypage finalisées, la pré-industrialisation du MakAir est enclenchée au CEA Grenoble pour déployer la première ligne pilote de production préalable à la production en volume.
     
  • Le 10 avril, une première série de prototype est fabriquée pour anticiper la mise à disposition des premiers MakAir dans les centres techniques des CHU en France et potentiellement à l'étranger. Des séries d’essais techniques indépendants sont réalisés par le service biomédical du CHU de Nantes, du CHU de Brest et à Clinatec à Grenoble. Les premiers résultats sont très satisfaisants.
     
  • Le 21 avril, le Groupe SEB rejoint le consortium d’industriel du projet et accepte de prendre la responsabilité de “Fabricant” du MakAir, offrant une capacité potentielle de production de plusieurs centaines de respirateurs par jour.
     
  • Le 05 mai, huit premiers MakAirs sont livrés dans les services biomédicaux des centres intéressés pour effectuer une troisième séquence d’essais cliniques. Trois MakAir sont également envoyés en Roumanie poursuivre les essais techniques. D’autres pays comme la Russie manifestent leur intérêt pour se fournir en MakAir.
     
  • Le 09 juin, L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a délivré son accord. Les essais cliniques vont donc démarrer.


Le MakAir en images

 

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