Le concours

Dans le cadre de la Folle Journée de l'Imagerie, l'Université de Nantes soutenue par sa Fondation a lancé le concours imagerie pour promouvoir l'excellence des recherches menées dans ses laboratoires et valoriser les travaux des doctorants, toutes disciplines confondues.

L'objectif ?
Réaliser une photo mêlant "arts et sciences" en lien avec leurs travaux de recherche.


Le prix du public

Notre jury a pré-sélectionné 17 candidatures selon trois critères :
  • la qualité de l'image
  • l'originalité du résumé
  • la cohérence avec les travaux de recherche menés
À l'issue du concours, le prix du public sera décerné au doctorant ayant remporté le maximum de votes.

Diaporama, cliquez sur la photo pour agrandir


 
 

Les résumés

Photo 1

participation 1

Titre : Inside the fossil shell. Un voyage dans le passé de la Planète

Résumé : Cette photo montre la coupure transversale d’une coquille fossile de la famille de bénitiers géants Tridacnidae. Le polissage de la surface met en évidence une succession de bandes ou dépôts de croissance. La bonne préservation de ces fossiles, permet de faire des analyses chimiques le long des années enregistrées par l’organisme, et de cette façon, obtenir des enregistrements du climat et des conditions environnementales du passé, c'est qu'on appelle la Paléoclimatologie.

Auteur : ARIAS RUIZ Hernan Camilo
École doctorale : Écologie, Géosciences, Agronomie et Alimentation

Photo 2

photo 2

Titre :  Du TET dans la tête

Résumé : Eh bien non, nous n’avons pas (que) du plomb dans la tête ! Ce que vous voyez, ce sont des cellules d'un cerveau humain, plus particulièrement des cellules de la macroglie, le tissu de soutien et de protection de nos précieux neurones. Il s'agit ici de cellules cancéreuses, isolées par chirurgie à partir de la tumeur d'un patient et utilisées au laboratoire pour des expériences d'immunofluorescence. Simplement, l'immunofluorescence correspond à la coloration de protéines cellulaires que l'on observe ensuite sous un microscope à laser. Contrairement aux idées reçues, les protéines ne sont pas que dans notre steak du midi ou dans nos muscles, mais bien dans toutes les cellules de notre corps pour assurer leur bon fonctionnement. Qu'elles soient cancéreuses ou non, les cellules ont besoin de toutes sortes de protéines. On les retrouve pour certaines dans le noyau de la cellule qui contient l'ADN (en bleu sur l'image), d'autres dans le cytoplasme, c'est-à-dire tout ce qu'il y a autour du noyau, et parfois dans les deux ! En jaune on peut voir la membrane des cellules, qui les délimite et maintient leur intégrité. TET2, une protéine indispensable car capable de modifier chimiquement notre ADN est colorée en vert. On peut donc s'apercevoir que TET2 se retrouve partout dans les cellules cancéreuses de la macroglie, à la fois dans le noyau et le cytoplasme. Au laboratoire, nous étudions le rôle de TET2 dans le cancer du cerveau. Alors, saviez-vous que vous avez du TET dans la tête ?

Auteur : BRIAND Joséphine
École doctorale :
École doctorale Biologie Santé
 

Photo 3

photo 3

Titre :  Lettres ATCG à Elise

Résumé : Saviez-vous que dans le fond, nous étions tous des Mozart insoupçonnés ? Tous les jours, notre corps joue une partition, l'ADN, composée de seulement 4 notes. Ces notes sont appelées bases et représentées par les lettres A pour adénine, T pour thymine, C pour cytosine et G pour guanine, combinées de toutes les manières possibles et imaginables, comme une grande symphonie. Au laboratoire, nous devons savoir si l'ADN que nous avons dans notre tube a la bonne séquence, c'est-à-dire l'enchainement de bases attendu. Ces lettres étant invisibles même au microscope, nous utilisons donc des enzymes de restriction. Penchons-nous sur ce terme un peu barbare : une enzyme, c'est une protéine qui joue un rôle dans les réactions chimiques. Ici, les enzymes de restriction sont capables de découper l'ADN. De restriction, car elles vont couper une séquence précise. Très bien, mais ensuite ? Si l'ADN a bien la séquence attendue, nous savons à l'avance quelles tailles auront les différents morceaux obtenus après coupure. Dans un gel d'agarose, nous mettons alors l'ADN qui se déplacera grâce à un courant électrique. L'agarose formant des mailles, il ressemble à un filet de pêche pour ADN : les morceaux plus petits se déplaceront plus loin dans le gel. Leur taille sera déterminée en fonction de la distance à laquelle ils ont migré. Après la migration, le gel est regardé sous une lampe UV et les bandes d'ADN apparaissent en blanc sur fond noir. Alors, prêts à jouer votre propre symphonie ?

Auteur : DUFORESTEL Manon
École doctorale :
École doctorale Biologie Santé
 

Photo 4

photo 4

Titre :  Bioprocédés : les jours qui passent

Résumé : Suivi photographique de deux réacteurs de microalgues sous conditions solaires. Le réacteur de gauche est une culture carencée en azote qui devient jaune et accumule des lipides pouvant être convertis en biocarburant; le réacteur de droite (réacteur contrôle) qui ne présente aucune limitation dans le milieu de culture, développe la totalité des pigments pour devenir vert foncé. Devant le réacteur, il y a une boîte de contrôle pour le système. Derrière, le ciel et nuages révèlent les jours qui passent pendant la croissance. C'est aussi incroyable de savoir qu'on peut faire virer la couleur de microorganismes à volonté et peindre ainsi le monde avec leurs tonalités.

Auteur : HEREDIA Vladimir
École doctorale :
École doctorale Sciences pour l’Ingénieur
 

Photo 5

photo 5

Titre :  Réseau microtubulaire dans une cellule musculaire squelettique

Résumé : Observation d’une cellule musculaire striée squelettique par microscopie à fluorescence après immunomarquage. Les noyaux (bleu) et la tubuline (rouge) sont mis en évidence dans une fibre musculaire squelettique. Les protéines de tubuline s’assemblent pour former des microtubules (environ 23 nm de diamètre). Ces filaments sont nécessaires à toutes les cellules de l’organisme pour leur maintien structural, la migration cellulaire, le transport vésiculaire ou la régulation de l’expression de différents gènes.

Auteur :
PICHON Julien
École doctorale : École doctorale Biologie Santé

Photo 6

photo 6

Titre :  Enlacement de macrophages, place aux mirages

Résumé : Observation au microscope à fluorescence de macrophages activés par des cellules du muscles : Les macrophages sont des cellules immunitaires qui participent à de très nombreux processus biologiques. Ils interviennent pour lutter contre les infections mais également pour réparer et régénérer des tissus tel que le muscle. Véritable fée du logis dans notre organisme, les macrophages nettoient notre corps en avalant et digérant les intrus ou débris cellulaires qu’ils rencontrent. De ce fait, ce sont des cellules très sensibles à leur environnement. Une fois activés, ils sont capable de moduler leur cytosquelette, de s’allonger pour attraper les débris ou contacter et informer les cellules voisines. C’est ce phénomène que l’on peut interpréter ici, par cette image qui représente des macrophages en culture observés en microscopie à fluorescence. La tubuline, protéine qui compose le cytosquelette a été marquée pour permettre de visualiser la forme prise par les macrophages en réponse à leur activation par des cellules du muscle. Les signaux envoyés par ces dernières entraînent l’élongation des macrophages qui s’étirent jusqu’à créer de longs et fins prolongements et s’organiser en réseau. Des contacts se créent, un réseau apparaît, des formes se devinent… Tels des mirages qui se dessinent dans les nuages, le macrophage laisse entrevoir son vrai visage…

Auteur : CHARRIER Marine
École doctorale :
École doctorale Biologie Santé

Photo 7

photo 7

Titre :  Fleur intestinale

Résumé : Imaginez un monde où nous pourrions recréer nos organes. Un monde où il serait possible de cultiver un foie, un cœur ou un intestin. Un monde où nous pourrions tester de nouveaux médicaments directement sur des organes humains. Ce monde existe aujourd’hui grâce aux multiples propriétés des cellules souches pluripotentes induites. Notre laboratoire utilise les facultés de différenciation de ces cellules pour cultiver des organoïdes intestinaux humains, dans le but de révéler les secrets du développement embryonnaire. Le résultat en image. Cela peut paraître futuriste, pourtant c’est d’ores-et-déjà à notre portée, car la science n’attend pas.

Auteur : LOFFET Elise
École doctorale :
École doctorale Biologie Santé

Photo 8

photo 8

Titre :  À l’ombre du stade : un conflit sur la fabrique de la ville

Résumé : Septembre 2017 : c’est annoncé, il y aura un nouveau stade pour le FC Nantes, l’actuel stade sera démoli et la Beaujoire fera place à un projet urbain. Cette annonce faite par Johanna Rolland, maire de la Ville de Nantes, accompagnée de Waldemar Kita, président du FC Nantes et de Yoann Joubert, PDG du Groupe Réalités, marque le début d’un conflit d’aménagement sur ce qui fut nommé jusqu’en novembre 2018, le Yellopark. Si certains aspects plus techniques accrochent et font l’objet de débat - la destruction du stade actuel, la densité du projet urbain - ce sont les méthodes du projet, jugées « opaques » et « fermées », qui poussent à se mobiliser certains groupes de supporters, riverains, acteurs universitaires ou associatifs. La ville de Nantes se trouve ainsi à être le théâtre d’un conflit sur la construction du nouveau stade, mais ce sont les façons de l’aménager qui sont en jeu. Nous sommes ainsi devant un conflit qui porte aussi sur la ville, sur le droit d’y habiter, de participer à la prise de décision, d’être partie prenante de son aménagement. De là, il n’est pas possible de considérer ce conflit comme une simple manifestation du « syndrome not in my backyard » et il faut alors s’attarder à ce que la présence d’un conflit d’aménagement nous révèle du territoire, de la fabrique de la ville. C’est là l’objectif de ma thèse en études urbaines et aménagement. Photo argentique, novembre 2018, où l’on voit le stade Louis Fonteneau, nouvellement « sauvé » de la démolition.

Auteur : COURNOYER-GENDRON Maude
École doctorale :
École doctorale Sociétés, temps, territoires

Photo 9

photo 9

Titre : Cœur d'un glaçon liquide

Résumé : Cette photo totalement inattendue représente une section transversale d'une goutte d'eau congelée. L'observation a été faite en fluorescence sur un microscope confocal à balayage laser en condition cryogénique, via un système de refroidissement artisanal que nous avons développé pour observer des tissus végétaux hautement hydratés à l'état congelé. Il s'agissait d'un test pour vérifier la capacité du système à maintenir un échantillon, ici la goutte d'eau, dans son état congelé. La section montre la structuration de la glace à l'intérieur de la goutte d'eau congelé. On observe au cœur du glaçon plusieurs structures géométriques hétérogène et solide (glace). Celui-ci est entouré d'une phase, en blanc, non structuré et en mouvement lors de l’acquisition que l'on associe à un état liquide. Autour de cette phase on retrouve un structuration homogène avant d'avoir les couches circulaires superposées qui s’épaississent en périphérie du glaçon. Avec les traces encore congelées de la goutte d'eau, due aux micro-mouvements (ordre du micromètre) lors du dépôt jusqu'à sa congélation, on obtient cette illustration qui à mon sens relie au mieux la pertinence scientifique et artistique.

Auteur : VIDOT Kévin
École doctorale :
École doctorale Écologie, Géosciences, Agronomie et Alimentation
 

Photo 10

photo 10

Titre :  Le visage des atomes

Résumé : Si l'on regarde de près dans un métal on peut y voir des atomes... Dans les alliages d'aluminium ils sont parfaitement rangés les uns à côté des autres sous forme de petits cubes. On appelle cet arrangement le réseau cubique. La méthode de microscopie qui permet d'observer ces atomes se base sur la transparence aux électrons de l'échantillon. Elle nécessite donc l'emploi d'échantillons très fins. Pour amincir le métal que l'on souhaite observer, on le dispose face à un jet d'acide concentré jusqu'à ce que l'épaisseur soit réduite. Il en résulte ces contrastes mouvants de noir et blanc (différence d'épaisseur de l'échantillon) relevant de l’imprécision du jet d'acide. L'homme et sa technique encore bien imparfaite... Ces volutes informes laissent entrevoir un réseau très fin de petites sphères de résolution atomique. Une opposition parfaite entre cette structure cubique parfaite, ce rangement atomique de sphère de diamètre exact et d'emplacement parfaitement défini qui ne laisse place à aucun défaut: La Nature... L’image de l’homme qui se reflète ainsi dans la perfection atomique d’une matière : l’aluminium.

Auteur : DOUMENC Gautier
École doctorale :
École doctorale Sciences pour l’Ingénieur
 

Photo 11

photo 11

Titre : Cum Codro fingamus ! Rêver avec Codro, ou l’art du déchiffrage

Résumé : Bologne, Palazzo Ghisilardi. Qu’il est doux d’écouter tes leçons, Urceo Codro, de boire tes paroles qui mêlent aux accents grecs et latins les formules d’Aristote et les vers d’Homère. En ce début de l’été 1492 que l’étoile de Sirius nous promet ardent, nous garderons les yeux grands ouverts sur l’océan que découvrent tes textes, mondes nouveaux où les Muses font rimer les arts et les sciences. Déchiffrer, lire, traduire et interpréter pour, toujours, continuer à rêver. Adnotationes : Fidèle et insatiable, le personnage en bas-relief poursuit ses recherches érudites aux côtés de ses condisciples qui ornent le tombeau de Lorenzo Pini, sculpté par Paolo di Bonaiuto à la fin du XIVe. Les couloirs du Museo civico medievale de Bologne résonnent encore de leurs discussions scientifiques et philologiques, tout comme le manuscrit C83 de la Bibliothèque Vallicelliana de Rome (*L’Éthique à Nicomaque* d’Aristote traduite en latin par Leonardo Bruni) conserve les travaux du poète et grammairien Antonio Urceo Codro (1446-1500), professeur de grec, de poétique et de rhétorique à l’Université de Bologne. On peut lire, en marge du texte philosophique, ses remarques et corrections manuscrites, notamment aux folios 14 (verso), 55 (verso), 69 (verso) et 73 (verso) cités dans cette image.

Auteur : BOIJOUX Déborah
École doctorale :
École doctorale Arts Lettres Langues

Photo 12

photo 12

Titre : Vibrations de l'archipel intestinal

Résumé : Prise de vue aérienne d’une coupe d’épithélium intestinal de souris par tomographie par cohérence optique plein champ (FF-OCT). Tel un archipel à la surface de l'océan, l’épithélium intestinal se compose de cellules épithéliales (jaune/orangé) qui émergent au sein du tissu conjonctif (bleu). La tomographie par cohérence optique plein champ (FF-OCT) est une puissante technique d’imagerie du vivant. Elle permet de visualiser l’organisation d’un tissu biologique, avec une haute résolution (jusqu’à 1 micromètre), en fonction des vibrations et des propriétés physico-chimiques de chaque cellule. Remerciements au projet MIBIOGATE soutenu par la Région Pays de la Loire, le plan cancer (Eva-Inserm) et le CEREDI (Centre d’enseignement et de recherche en endoscopie digestive interventionnelle).

Auteur : PABOIS Julie
École doctorale :
École doctorale Biologie Santé
 

Photo 13

photo 13

Titre : La colon-isation florale

Résumé : Le tube digestif, dont le colon, est une surface d'échange nécessaire à la digestion et l'absorption. Comme toute surface, elle se compose d'un ensemble de cellules jointives tapissant la paroi intestinale. Une des principales protéines assurant la cohésion entre ces cellules est l'E-cadhérine dont la présence a été mise en lumière en marron sur ce cliché (immunohistochimie anti-E-cadhérine avec un marquage membranaire épithélial). La perte de cette protéine est observée lors de certains processus tumoraux envahissants.

Auteur : DAGHER Elie
École doctorale :
École doctorale Biologie Santé
 

Photo 14

photo 14

Titre :  Désert de plomb

Résumé : Quand le tube à essai qui contenait l’alliage,
Qu’avec toutes précautions j’avais coulé la veille,
Transporté dans la nuit et rêvé en sommeil,
Pour le rendre liquide par un simple chauffage,

A volé en morceau sous la dilatation,
D’un air désabusé j’ai recueilli le verre,
Ramassé les fragments, balayé la poussière.
Et regardé au sol la piètre conclusion.

Quelque chose de ce rien reflétait la lumière.
J’ai approché mes yeux pour y voir de plus près,
Ramassé à la main le métal qui gisait
Et placé sous la loupe cette surface étrangère.

Des grains de matières et en leur centre des lignes,
Qui dessinent des boucles au motif régulier.
Un motif périodique qui ressemble au désert
Des résultats d’une thèse qu’il faudra publier.

C’est une reconstruction de surface atomique,
En surface le métal a préféré former,
Plutôt que des plans lisses, des terrasses, des paliers.
Plutôt que des plans droits, des courbes fantastiques.

Un rire incontrôlé a couvert le silence
D’un laboratoire sombre car la nuit est tombée,
C’est la joie du chercheur fier d’avoir possédé,
Pour lui seul un instant la physique qui se danse.

Auteur : BOYADJIAN Quentin
École doctorale :
École doctorale Matière, Molécules Matériaux

Photo 15

photo 15

Titre :  Le nano-jardin suspendu de Nantes

Résumé : Il s’agit d’une électrode hiérarchique d’un micro-supercondensateur intégré sur une puce électronique. Cette électrode combine des approches top down et bottom up afin de développer des surfaces spécifiques importantes qui permettront l’augmentation de la capacité du stockage d’énergie de ce micro-dispositif. La fabrication de cette électrode s’effectue en deux étapes : La micro-structuration et la nano-structuration. Des microstructures 3D sont dans un premier temps usinées dans un substrat de silicium (sous la forme de microtubes, de micropiliers ou encore de micromurs) et constitueront le socle de base de ces électrodes hiérarchiques (réalisées par une gravure ionique réactive / top-down). La synthèse des nanofils de silice sur ces microstructures (appelée croissance / bottom-up) s’effectue par le mécanisme Vapor-Liquid-Solid (VLS). Le procédé d’élaboration de cette électrode sera ensuite suivi par le dépôt électrochimique d’un matériau actif (pseudo-capacitif) sous forme d’un film mince (< 500 nm) à la surface duquel s’effectue le stockage des charges.

Auteur : BOUNOR Botayna
École doctorale :
École doctorale Matière, Molécules Matériaux

Photo 16

photo 16

Titre : Blanc sur Noir

Résumé : Vendredi. 19h03. Esplanade du mémorial de l’abolition de l’esclavage. Clic.
Cette photographie interroge la capacité des monuments à mettre en lumière une mémoire dans la ville et dans les vies. Elle confronte les traces du passé, présentes sur les édifices qui composent la ville, avec les témoignages intentionnels qu’offre le mémorial.
Le titre fait ainsi autant écho à la colorimétrie de cette image qu’au travail de recherche qu’elle vulgarise : rendre visible les mémoires de l’esclavage par l’architecture.
Comment l’architecture permet-elle d’inscrire le passé dans le présent ? C’est la problématique posée dans cette étude sur les lieux de mémoire consacrés à l’esclavage. Comme cette photographie, construite tel un triptyque horizontal, cette recherche est menée sur les trois territoires impliqués dans le commerce triangulaire. Outre le site nantais, la Route de l’esclave de Ouidah et le Mémorial ACTe de Pointe-à-Pitre servent de terrain d’étude. Cette recherche multisituée révèle les singularités géographiques et culturelles des mémoires de l’esclavage et compare trois typologies architecturales.
L’architecture, comme les arts, offre une lecture plurielle à ces usagers. L’enquête de réception auprès des visiteurs des trois sites étudiés le révèle : en fonction des références et du vécu de chacun, la perception de ces espaces fluctue. À l’instar de ces monuments, peut-être que pour vous, le seul élément à saisir ici, c’est le cœur au cœur de l'image ?

Auteur : GOUSSANOU Rossila
École doctorale :
École doctorale Sociétés, temps, territoires

Photo 17

photo 17

Titre :  La chute

Résumé : « L’art est fait pour troubler, la science pour rassurer », Georges BRAQUE.
L’art et la science se ressemblent et s’opposent sur bien des choses : tous deux font appellent à la créativité ; néanmoins l’art fait appel à la subjectivité tandis que la science à l’objectivité, au rationnel.
Je vous pose la question : que voyez-vous ici ?
Ce cliché illustre un type de réaction chimique connu de tous : la précipitation.
Elle est à l’origine de la formation du calcaire qui bouche votre robinet ou votre machine à laver. Constitué principalement de carbonate de calcium, le calcaire se forme lorsqu'un ion calcium réagit avec deux ions carbonates.
Par le même mécanisme, cette photo représente ici la formation de sels d’argent. Une solution de nitrate d’argent versée dans une solution saturée de chlorure de sodium (sel de table) permet la formation instantanée du chlorure d’argent. Plus denses que l’eau, ces sels tombent et s’agrègent au fond du récipient.

Auteur : SMADJA Jimmy
École doctorale :
École doctorale Biologie Santé
 


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