mer qui soigne


Les projets à soutenir

1 - Amélioration de la production de nouveaux ingrédients actifs naturels d’origine marine par les micro-algues

Par Justine Marchand (IUML, Le Mans Université) et Olivier Gonçalves (IUML, Université de Nantes)

De nombreux aspects de la vie quotidienne nécessitent l'utilisation de composés d'origine naturelle, tels que les colorants pour les applications agroalimentaires, ou encore les vitamines pour les applications en santé. La raréfaction des ressources terrestres, conventionnellement utilisées pour la production de ces composés, rend indispensable la prospection de matières premières alternatives renouvelables. Parmi les bio-ressources marines, les micro-algues constituent un vivier au potentiel encore largement sous exploité. Le manque de connaissances sur la biologie de ces organismes explique en grande partie ce constat, limitant ainsi le développement de procédés biotechnologiques optimisés pour la production d’ingrédients actifs marins (antioxydants, immunostimulants, anti-cancéreux, etc.). Dans ce projet, les conditions de forçage des micro-algues seront recherchées pour une production accentuée des nouveaux ingrédients actifs marins. A terme cette étude permettra d’utiliser les micro-algues comme de nouvelles plateformes de production d’ingrédients actifs marins pour la santé. Ce projet associe un laboratoire en santé et un laboratoire en biotechnologies marines.

2 - Les micro-algues des vasières pour notre santé de demain

Par Vona Méléder et Gaetane Wielgosz-Collin (IUML, Université de Nantes)

Les micro-algues sont souvent mises en avant comme source d’aliments et de médicaments. Mais il faut savoir que uniquement quelques micro-algues sont exploitées aujourd’hui sur les centaines de milliers existant dans la nature. Pourquoi ne pas aller rechercher dans cette biodiversité à portée de main, les aliments et les médicaments de demain ? C’est ce que nous proposons, en nous focalisant sur des écosystèmes souvent mal aimés, car mal connus, que sont les vasières littorales. Ces étendues de vases, faisant parties de notre patrimoine culturel, découvrent à chaque marée basse et sont soumises aux rayons du soleil ou aux intempéries. Pourtant, elles regorgent de micro-algues devant développer des stratégies de vie originales afin de faire face à des conditions extrêmes. Ces stratégies ne mettraient-elles pas en jeu des molécules originales qui seraient, une fois exploitées, les aliments et les médicaments de demain ?

3 - Des peptides d’algues rouges comme agents anticancéreux

Par Paul Déléris (IUML, Université de Nantes), Bénédicte Brounnais Le Royer (INSERM)

Les effets positifs des algues sur la santé humaine sont décrits depuis des décennies. Certaines molécules (polysaccharides, pigments…) sont bénéfiques dans la prévention et/ou le traitement de nombreuses pathologies telles que l’hypertension ou le cancer. Les algues rouges produisent une grande quantité de protéines par comparaison avec les autres végétaux. Jusqu’à présent, ces protéines n’ont été considérées que pour leur apport nutritionnel. Notre projet vise à explorer la diversité des protéines d’algues rouges pour identifier des fragments de protéines, appelés « peptides », qui seraient vecteurs d’activité anticancéreuse. Nous avons sélectionné deux algues rouges, C. crispus et G. gracilis, qui présentent des extrait de peptides inhibant la prolifération de cellules de sarcome osseux humain. Il nous faut maintenant purifier et identifier le(s) peptide(s) responsable(s) de cet effet anticancéreux. Enfin, nous évaluerons également si d’autres modèles cancéreux présentent une sensibilité à ces peptides d’algues rouges.