mer à protéger

Les projets à soutenir

1 - L’utilisation d’une protection solaire est-elle compatible avec le respect de l’environnement marin ? Peut-on aller vers l’élaboration de produits cosmétiques labellisés "seafriends" ?

Par L. Coiffard, A. Montillet (IUML , Université de Nantes) J. Bellettre (LeTN , Université de Nantes)

Profiter du milieu marin sans l’impacter tout en protégeant sa peau du soleil relève d’une équation complexe si on considère le problème à l’échelle du tourisme de masse. Le lien entre le blanchiment des coraux et l’utilisation de cosmétiques a en effet fait l’objet de nombreux échos dans la presse ces derniers mois. La protection de la biodiversité passe donc aussi par une reconsidération de la composition des cosmétiques. Ce projet a une double ambition. Il a pour vocation de se pencher sur la mise au point d’une formulation de protection solaire basée principalement sur des ingrédients issus du monde marin (antioxydants issus de microalgues, biopolymères…). Il s’attache également à produire la protection avec un procédé innovant basé sur l’intensification des transferts afin de répondre aux nécessités de l’industrie du futur : rationnaliser les dépenses énergétiques des procédés et miniaturiser ces derniers. Autre avantage possible avec ce procédé : produire des protections fraiches, à la demande.

2 - Danger des micro-plastiques, du mercure et de l’arsenic dans l’océan

Par A. Baltzer (OSUNA, Université de Nantes) et A. Zalouk Vergnoux (IUML , Université de Nantes) avec Collaboration étroite avec B. Béchet (IRSTV) et J. Knoery (IUML , Ifremer Nantes), A. Murat (INTECHMER) , E. Mouret (OSUNA, Université d’Angers)

Les Haploops sont des “puces de mer” qui habitent dans des tubes de 5 à 10 cm de haut qu’ils construisent sur le fond de la mer. Ils sélectionnent des millions de particules pour construire leurs tubes, qui pris ensembles, forment des colonies de plusieurs milliers d’individus par m2 qui tapissent les fonds marins, comme au large du Croisic. Ces tapis retiennent aussi bien les sédiments fins et les particules inoffensives que les micro-plastiques et les micro-polluants toxiques (mercure, plomb, arsenic) provenant de la Loire. Notre projet s’attache à évaluer la quantité de particules nocives pour l’environnement et la santé des organismes vivants fixés par ces écosystèmes. A la manière de “paillassons naturels” ces tapis de Haploops pourraient nettoyer le seuil du fleuve avant qu’il ne se jette dans l’océan Atlantique, constituant des écosystèmes à préserver.

3 - Traquer la pollution maritime à l’aide d’un biocapteur à micro-algues

Par Marie José Durand-Thouand et Catherine Dupré (IUML, Université de Nantes)

Traquer la pollution est devenue un enjeu majeur pour l’avenir de notre planète. Des méthodes de mesures chimiques existent mais elles sont réservées à des laboratoires spécialisés et sont bien souvent onéreuses limitant ainsi le nombre d’analyse. Nous proposons donc d’utiliser des microorganismes comme des algues unicellulaires qui seraient des révélateurs de la pollution. En effet tous les organismes sont stressés en présence de polluant, l’analyse de cette réponse nous permettrait de révéler la présence de molécules toxiques. Le but de ce projet est de créer un biocapteur en associant une ou plusieurs microalgues à un système de mesure. Les biocapteurs sont des appareils de mesure largement utilisés en médecine préventive par exemple pour l’autocontrôle de la glycémie chez les personnes diabétiques, ils sont très simples d’utilisation, alors pourquoi pas développer ces systèmes pour la surveillance de l’environnement ?. Pour ce faire une recherche des souches de microalgues candidates, des conditions de conservation et du choix du meilleur système de mesure devra être menée, en effet très peu d’étude existent sur la conservation des microalgues à des fins applicatives. L’objectif de ce projet est de proposer un appareil de mesure simple d’utilisation afin de pouvoir amplifier la surveillance du milieu marin.